L’obtention de commandes peut s’avérer particulièrement difficile. De nombreuses archives permettant de les contextualiser ont été conservés dans la maison-atelier. Une fois la commande réalisée, elle est disposée dans son lieu de destination.
Commande publique ou privée ?
La commande publique peut relever de l’Etat ou d’une mairie. La réalisation d’une œuvre est un long processus, le sculpteur devant répondre à un concours et remporter l’appel à candidatures. Les sculpteurs sont ainsi mis en concurrence et se doivent de développer leur réseau pour une plus grande visibilité.
Au début du XXe siècle, les concours ne sont pas nécessairement de mise, la commande pouvant émaner directement d’un conseil municipal. L’achat public se formalise toutefois de plus en plus au cours du XXe siècle afin de garantir la bonne utilisation des deniers publics et la transparence des procédures.
Pour une commande privée, le choix d’un artiste repose entièrement sur le client.
Au XIXe siècle, galeries et boutiques d’antiquaires se développent dans toutes les villes de France pour le plaisir des amateurs d’art. De nombreuses revues sont également consacrées aux objets d’art, témoignant de cet engouement pour la peinture et la sculpture contemporaines.
Le saviez-vous ?
La maison-atelier comportait de nombreuses œuvres réalisées par des artistes contemporains des Mérignargues. Œuvres originales ou reproductions en bronze, elles ornaient la salle à manger et les chambres à coucher. Elles faisaient ainsi partie de l’espace intime des deux artistes qui pouvaient s’en délecter hors de l’espace de l’atelier.
Ainsi, en 1901, la décoration d’un mausolée a été directement proposée à Léopold Mérignargues par l’architecte de la famille Jaujou. Si le contrat est signé en février, de nombreuses lettres sont échangées entre l’architecte et le sculpteur entre décembre et mai 1901. Dans celles-ci, le travail à mener est défini plus précisément, notamment sur les délais de livraison et de financement.
Zoom sur une œuvre : Le buste de Marianne
Marianne est une figure féminine anonyme devenue le symbole de la République française pendant la Révolution. Dès 1792, elle apparaît sur des médailles et sous la forme de statues illustrant la Liberté et la République.
C’est à partir de 1875 que la coutume naît d’exposer un buste de Marianne dans les mairies. Dès lors, la commande de ces bustes aux sculpteurs est récurrente. Léopold réalise ainsi plusieurs modèles dès 1879, acquis par différentes municipalités ou institutions.
La Marianne de Léopold Mérignargues restitue le visage d’une femme aux traits réguliers, dont l’expression inspire la dignité et la noblesse du symbole de la République. Ses pupilles aveugles renvoient à la tradition antique d’une figure allégorique, intemporelle.
La commande publique peut relever de l’Etat ou d’une mairie. La réalisation d’une œuvre est un long processus, le sculpteur devant répondre à un concours et remporter l’appel à candidatures. Les sculpteurs sont ainsi mis en concurrence et se doivent de développer leur réseau pour une plus grande visibilité.
Au début du XXe siècle, les concours ne sont pas nécessairement de mise, la commande pouvant émaner directement d’un conseil municipal. L’achat public se formalise toutefois de plus en plus au cours du XXe siècle afin de garantir la bonne utilisation des deniers publics et la transparence des procédures.
Pour une commande privée, le choix d’un artiste repose entièrement sur le client.
Au XIXe siècle, galeries et boutiques d’antiquaires se développent dans toutes les villes de France pour le plaisir des amateurs d’art. De nombreuses revues sont également consacrées aux objets d’art, témoignant de cet engouement pour la peinture et la sculpture contemporaines.
Zoom sur une œuvre : Une œuvre dans l'espace public
Ainsi, en 1901, la décoration d’un mausolée a été directement proposée à Léopold Mérignargues par l’architecte de la famille Jaujou. Si le contrat est signé en février, de nombreuses lettres sont échangées entre l’architecte et le sculpteur entre décembre et mai 1901. Dans celles-ci, le travail à mener est défini plus précisément, notamment sur les délais de livraison et de financement.
Zoom sur une œuvre : Le café de Paris à Nîmes
L’activité de Léopold et de Marcel Mérignargues a été en partie consacrée au goût pour la sculpture décorative destinée à des espaces privés à Nîmes et ses environs, à partir de leurs propres catalogues de modèles, la visite de leur atelier, ou l’imitation d’intérieurs à la mode. Le Café de Paris à Nîmes est un exemple remarquable d’intégration de la sculpture dans un espace intérieur. Vers 1900, Léopold Mérignargues y réalise de superbes décors en plâtre couvrant murs et plafond et parvient à établir un dialogue entre ces motifs en relief et leur environnement.